Les infrastructures de protection en altitude jouent un rôle essentiel dans la prévention de catastrophes naturelles. À la suite de différentes études menées depuis 2019, il est apparu qu’une remise en état des structures, endommagées par le temps et les intempéries, était indispensable.
Les travaux concernent notamment la réfection de structures métalliques, filets et claies paravalanches. En raison de l’inaccessibilité du site par voie terrestre, le matériel sera acheminé par camion jusqu’au col de Jaman, puis transporté en hélicoptère jusque dans la région du Merdasson. Ces opérations logistiques engendreront des nuisances sonores ponctuelles ainsi que des perturbations routières (dues au transport de matériel par camion). Des perturbations de moindre importance sont également à prévoir sur les routes d’alpages et sentiers pédestres.
Le projet bénéficie de subventions cantonales et fédérales couvrant 70 % des coûts. Il est supervisé par des spécialistes des dangers naturels et fait partie d’un programme plus vaste de protection du territoire. Les travaux n'entraîneront aucune atteinte à la forêt environnante, qui a elle-même une fonction protectrice. Par ailleurs, de nouvelles plantations sont également à l’étude dans le cadre de ce programme de protection du territoire.
Ce chantier marque un tournant dans la gestion préventive des risques naturels, en conjuguant sécurité de la population, préservation des milieux naturels et vision à long terme.
La Baye de Montreux
En août 1927, une crue dévastatrice avait inondé les rues de la ville et causé d’importants dégâts. L’une des causes était qu’à l’époque, des zones avaient été massivement déboisées en vue d’augmenter la surface de pâturages. Dans les pentes très raides des hauts, des glissements de terrain étaient devenus plus fréquents et des matériaux naturels tels que terre, gravats, roches ou arbres s’accumulaient progressivement dans la Baye de Montreux. Les fortes pluies augmentant le débit de la Baye, ces embâcles naturels se sont rompus et se sont mis en mouvement vers le lac, envahissant au passage les rues de la ville. Depuis, des zones de forêts protectrices ont été replantées et des paravalanches ont été installés. Aux abords des rivières montreusiennes, des zones urbaines considérées comme étant à risque sont interdites à la construction depuis 2012