Le musée est ouvert tous les jours du 1er avril au 31 octobre de 10h à 12h et de 14h à 17h. Des sources de l'histoire à l'ère touristiqueA l'entrée de la vieille ville, dans l'ancien village de Sâles, un groupe de maisons vigneronnes du XVIIe siècle abrite le Musée de Montreux. Inscrits à l'Inventaire architectural vaudois, ces bâtiments en contigu ont conservé une rare homogénéité architecturale. Les anciennes pièces d'habitation ramènent le visiteur deux siècles en arrière: la cuisine et son imposante cheminée, les couloirs étroits, les marches de pierre brute, tout a un incontestable cachet d'authenticité. Fondée en 1874, la Société du Musée doit attendre 1920 pour acquérir ces immeubles et y présenter une série d'outils, de costumes et d'objets du terroir. Par la suite, le musée s'enrichit de nombreuses aquarelles du peintre Théodore Renkewitz (1833-1912) et d'une fabuleuse collection de rabots. Actuellement, son thème initial s'est élargi aux étapes de la ville et de son tourisme. Ainsi, quand le visiteur a parcouru la vingtaine de salles réparties sur trois étages, il emporte un vivant reflet de la région. Le premier Montreusien, retrouvé dans sa tombe en 1915 à Tavel s/Clarens, date du néolithique, entre 4500 et 3500 avant J.-C. Les Romains à leur tour ont laissé des traces. Dans les vestiges d'une villa mise à jour à Baugy s/Clarens, les archéologues ont trouvé un pavement de mosaïque, ainsi qu'une peinture murale relative, déjà, à la vigne. Des meubles, des costumes, des outils, des marques de familles, un coin réservé à la vigne et à un chalet d'alpage reconstitué dans les combles évoquent la vie terrienne d'autrefois. Clarens grâce à Rousseau et Chillon grâce à Byron sont depuis 200 ans des buts de pèlerinage. Notre musée se souvient de ces hôtes illustres: par leur portrait et leur biographie, par les photos et parfois des objets familiers, le visiteur peut entrer dans l'intimité d'une septantaine d'entre eux... Tchaikowsky monte dans la barque du petit-fils de son hôtelier pour se consoler d'un mariage raté; Gambetta joue aux quilles avec ses amis de Clarens; Sissi parcourt les sentiers de Territet; sous l'oeil d'Ansermet, Strawinsky compose le Sacre du Printemps; Hemingway se remet à Chamby du désastre de Caporetto (1917); Vladimir Nabokov continue sur les flancs des Rochers-de-Naye sa quête et son étude de papillons. Oskar Kokoschka, photographies de Horst Tappe A l'occasion de l'anniversaire des 25 ans de la mort de Oskar Kokoschka, le Musée de Montreux présente la collection de photographies de Horst Tappe, prises entre 1962 et 1973. Ces rencontres entre le peintre et le photographe révèlent l'artiste dans sa vie quotidienne, comme publique, et dans son travail créatif. Des textes de Kokoschka, des lithographies et des objets complètent le portrait intimiste de cet artiste hors du commun qui a vécu plus de trente ans en Suisse. Loin de vouloir présenter des faits historiques sur sa vie ou sa personnalité, cette exposition s'attache à exprimer le monde de l'artiste au travers de ses mots. Ceux-ci permettent au visiteur de s'imprégner et de comprendre sa vision du monde. Les photographies de Horst Tappe se prêtent à ce jeu de miroirs, reflétant une réalité subjective et profondément humaine, la rencontre de deux «regards».
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