Intérieur de la Clinique Val Mont.
Carte postale ancienne.
«(...) la mesquine monotonie de ce séjour,
les vertus suisses, toute cette médiocrité qui m'étouffe;
j'aspire à tournoyer avec les albatros».
«(...) les plus beaux couchers de soleil du
monde; je les vois de mon balcon et de ma véranda vitrée
suspendue sur le lac. C'est chaque soir l'incendie, le sublime, la gloire,
les fastes de quelque souverain du Suprême Orient »
[in «Lettres à Maurice Barrès»]
|
Notes biographiques
La princesse roumaine Brancovan passe son enfance
en Savoie, sur les bords du Léman. A 20 ans, elle épouse
le Comte Matthieu de Noailles, séduit sans doute par sa «démarche
sautillante de gazelles et leurs yeux étranges, semblables à
des Egyptienne nomades et dorées qui sortent de leur roulotte et
disent la bonne aventure».
Son premier recueil de poèmes «Le coeur innombrable»
publié en 1901 témoigne déjà de la sensibilité,
de la mélancolie et du goût de la volupté qu'exprimeront
encore davantage tous ses écrits futurs. Mais en même temps
se manifeste une hantise croissante de la mort.
De sa propriété d'Amphion, la plus entourée des poètesses
françaises se rend souvent à Montreux. En 1907, elle passe
la fin de l'été à la clinique Val Mont à Glion.
Dans la correspondance amoureuse qu'elle échange alors avec Maurice
Barrès, plusieurs lettres sont datées de ses séjours
à la clinique.
La ville de Vevey a élevé à Anna de Noailles un buste
en bronze à l'ouest du Jardin Roussy.
|